Nouvelle clinique

La nouvelle clinique vétérinaire a ouvert ses portes !

Avec toujours plus de pensionnaires à choyer, le ZooParc de Beauval se devait d’offrir un espace adapté à l’évolution de sa faune. Une nouvelle clinique vétérinaire a donc ouvert ses portes lundi 20 mars, afin d’offrir les meilleures technologies pour le suivi de la santé de nos animaux.

Un dispositif unique en Europe pour un parc zoologique

Un scanner de 64 coupes, unique en Europe pour un parc zoologique, vient parfaire des équipements de radiologie et d’endoscopie de haut niveau. A titre de comparaison, seuls 30% des hôpitaux français possèdent des scanners de cette puissance. Un système de générateur portable permet de réaliser des radios en salle de chirurgie, pour éviter un excès de manipulations. Il est également très utile sur le terrain. Auparavant, les animaux devaient être transportés dans des centres équipés de Tours ou Paris, afin de réaliser des scanners. Désormais, les imageries peuvent être réalisées au sein du parc, sans transport excessif des individus. Cela permet de réaliser moins d’anesthésies, nécessaires pour tranquilliser l’animal lors de son transfert. Enfin, ce scanner pourra être exploité par certains praticiens libéraux afin de créer une base de données collective qui servira de référentiel, par exemple dans les écoles vétérinaires.

Une clinique ergonomique

L’équipe vétérinaire, composée de 6 personnes, peut désormais se mouvoir dans 1500 m2 de locaux comportant :

  • une salle d’opération ;
  • deux salles d’imagerie ;
  • une pharmacie ;
  • une salle de réveil ;
  • une salle d’autopsie ;
  • une partie dédiée aux box post-interventions ;
  • une partie dédiée à la mise en quarantaine des animaux contagieux ;
  • un laboratoire ;
  • des salles de travail et de réunion.

 

Ce sont ainsi 7 box d’hospitalisation et 12 box de quarantaine qui ont été créés. Ils peuvent accueillir plusieurs dizaines d’animaux, en fonction de leur espèce. Une salle de stockage à froid permet la conservation des prélèvements, comme les semences d’éléphants pour des programmes de reproduction. Une cuisine est, quant à elle, dédiée à la préparation des repas pour les animaux en soin.

Des locaux pensés pour et par les vétérinaires

L’ensemble du bâtiment a été pensé par les vétérinaires, en collaboration avec un architecte, afin de garantir la meilleure praticité des lieux. A l’étage, un immense laboratoire a été développé afin de faciliter l’analyse des prélèvements et les travaux de recherche menés. Car Beauval, en plus de préserver les espèces menacées, participe à une trentaine de programmes de recherche via l’association Beauval Nature.

Des conditions optimales pour la recherche et la conservation

Parmi ces programmes, Beauval Nature est l’initiatrice de la 1ère et seule banque mondiale de semence d’éléphants. Cette banque permet la conservation de l’espèce par le biais d’inséminations artificielles et assure une diversité génétique. Plusieurs petits sont d’ores-et-déjà nés du programme de reproduction.

L’association est également à l’origine d’une étude sur les expressions faciales des psittacidés (oiseaux exotiques comme le cacatoès, le perroquet ou la perruche). L’étude doit permettre de mieux comprendre la communication inter-espèce mais également d’évaluer l’état émotionnel de l’animal afin d’évaluer son bien-être. Ces connaissances contribueront à répondre à la question de la reconnaissance de l’animal comme « être sensible ».

Enfin, Beauval Nature est impliquée dans l’étude de l’influence humaine sur le régime alimentaire de l’ours brun. Le projet vise à étudier les excréments des ours vivants à proximité de l’Homme pour déterminer l’influence de ce dernier sur son alimentation. Le but est de mieux cerner le fonctionnement des interactions entre l’humain et l’animal afin de préconiser des mesures de comportement et de gestion adaptées.

Avec son laboratoire et ses équipements à la pointe de la technologie, la nouvelle clinique offre donc les meilleures conditions pour mener à bien ces projets et l’ensemble des missions de recherche et de conservation inhérentes au parc.