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Journée mondiale des hippopotames : découvrons le cheval de rivière !

hippopotame commun

Cheval de rivière : c’est la signification du nom grec de l’hippopotame. Et ce n’est pas un hasard puisque cet impressionnant mammifère est connu pour fréquenter les eaux douces du continent africain. Aujourd’hui menacé dans son habitat naturel, l’hippopotame est mis à l’honneur dans le cadre de cette journée mondiale : l’occasion d’en apprendre plus sur lui, sur les menaces qui pèsent sur ses populations et les actions mises en place pour les protéger.

 

Je viens voir les hippopotames

Les hippopotames : deux espèces à découvrir

Si vous êtes déjà venus à Beauval, vous avez pu croiser les deux espèces d’hippopotames qui vivent actuellement dans le monde. En effet, ceux du Dôme ne sont pas les jeunes de ceux de la Réserve : il s’agit bien de deux espèces différentes !

L’hippopotame amphibie est certainement le plus célèbre des deux : pouvant dépasser les 3 tonnes, il s’agit aussi de l’un des plus gros mammifères terrestres. Il impressionne non seulement par sa carrure, mais aussi par ses dents : celles-ci peuvent mesurer jusqu’à 50 centimètres !

Cet hippopotame passe la majorité de la journée à se reposer dans des eaux peu profondes, afin de se protéger des rayons du soleil. C’est seulement au crépuscule qu’il quitte l’eau, rejoignant les zones de pâturages pour y consommer 40 kilos d’herbe en moins de cinq heures.

Par ailleurs, il joue le rôle d’ingénieur des écosystèmes : ses déplacements dans les marécages forment de véritables “routes” qui facilitent l’écoulement des eaux durant la saison des pluies. Ainsi, lorsque ces routes sont inondées, des bassins et des lagunes sont formés, favorisant le développement de nombreux organismes aquatiques.

L’hippopotame nain, également appelé hippopotame pygmée, est la version miniature de son cousin. Il pèse jusqu’à 275 kilos, soit plus de dix fois moins que l’hippopotame amphibie. C’est d’ailleurs pour cette raison que, lors des premières observations de cette espèce, les scientifiques ont d’abord pensé qu’il s’agissait d’individus juvéniles de l’hippopotame amphibie. C’est seulement en 1911 que cet hippopotame a alors été décrit comme une espèce à part entière !

Leurs modes de vie permettent aussi d’établir que ce sont bien deux espèces différentes : l’hippopotame nain est plus terrestre, par exemple. On le retrouve dans les forêts tropicales, camouflé dans des zones marécageuses avec une végétation dense. Aussi, si l’hippopotame amphibie évolue en groupes, l’hippopotame pygmée préfère la vie en solitaire. Il n’est vu à plusieurs que lorsqu’une femelle est accompagnée de son petit, ou lors de la saison de reproduction.

La discrétion de cette espèce complique le recensement de ses populations en milieu naturel, qui compteraient entre 2 000 et 2 500 individus. Mais une chose est sûre : elle est bel et bien menacée et c’est pourquoi il est important de participer, à notre échelle, à sa conservation.

Des menaces multiples sur les populations d’hippopotames

Si l’hippopotame nain est particulièrement menacé, son cousin l’est également, malheureusement. Ses populations ont chuté de 30 % depuis 1994 : aujourd’hui, il resterait entre 115 000 et 130 000 individus dans toute l’Afrique subsaharienne.

Les deux espèces connaissent des menaces similaires : la perte et la dégradation de leurs habitats, que ce soit pour les exploitations agricoles ou minières, mais aussi la chasse et le braconnage pour leur viande ou certaines parties de leurs corps, notamment l’ivoire de leurs canines.

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) classe l’hippopotame amphibie comme « Vulnérable » et l’hippopotame nain comme « En danger », un statut qui traduit un niveau de menace encore plus élevé pour cette dernière espèce.

En parcs zoologiques, la présentation de ces deux espèces devient alors cruciale pour œuvrer concrètement à leur conservation : c’est pourquoi elles bénéficient chacune d’un EAZA Ex-situ Programme (EEP), qui permet d’assurer la gestion et la reproduction de leurs populations de manière durable dans tous les parcs zoologiques européens, comme le ZooParc de Beauval.

Venez admirer les hippopotames à Beauval !

Au sein de la Réserve des Hippopotames du ZooParc, vous pourrez observer quatre hippopotames amphibies : notre mâle Kvido, nos deux femelles Kiwi et Bolinhas, et la petite dernière Gloria, née à Beauval en 2020.

Kiwi

Kiwi

Kiwi, notre femelle de presque seize ans, est par exemple connue pour son sacré caractère ! Ses soigneuses et soigneurs nous confient en effet qu’elle sait ce qu’elle veut, et qu’elle sait le manifester. Par exemple, elle adore aller dans son bassin, et elle le fait savoir en attendant régulièrement, le matin, devant la porte qui y mène.

Un caractère qui la rend d’autant plus attachante, pour nos soigneurs comme pour vous. Et si justement, vous souhaitez apprendre à mieux la connaître, vous pouvez choisir de la parrainer : une occasion unique de tisser un lien privilégié avec elle, tout en participant concrètement à la conservation des espèces menacées.

Je parraine Kiwi

Côté hippopotames nains, c’est dans le Dôme Équatorial qu’ont élu domicile nos deux pensionnaires, Luna et Robert. Et c’est d’ailleurs ce dernier que vous pouvez choisir de parrainer !

Robert

Robert

D’un tempérament calme et doux, il est connu pour être assez gourmand. Ses aliments préférés ? La pomme, le panais, la carotte… et même la citrouille, distribuée de façon exceptionnelle au moment d’Halloween.

Robert a d’ailleurs fait l’objet d’une intervention récemment : après s’être cassé une dent, nos vétérinaires ont pris la décision de l’endormir pour s’assurer de l’absence de risque d’infection. Bonne nouvelle : aucun soin lourd n’a finalement été nécessaire. Cette intervention souligne toutefois l’importance de la prévention et du suivi médical quotidien assurés par les soigneurs et vétérinaires pour garantir le bien-être des animaux. Pour en savoir plus, nous vous proposons de redécouvrir cette intervention en images, dans la vidéo ci-dessous.

Intervention vétérinaire à Beauval pour Robert, l’hippopotame pygmée !

Je parraine Robert

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