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Naissance exceptionnelle d’un gibbon à favoris roux à Beauval

Naissance bébé gibbon à favoris roux avril 2026

Ce n’est pas un poisson d’avril… mais bien un gibbon d’avril. Le 1er avril 2026, un petit gibbon à favoris roux est né au ZooParc de Beauval, premier bébé du couple formé par Maïka (femelle) et Hatin (mâle).

Une naissance rare et particulièrement marquante pour les soigneurs animaliers du secteur Petits Singes, qui suivent avec attention les premiers jours de ce nouveau venu, encore discret mais déjà irrésistible.

Une naissance découverte au petit matin

C’est à leur arrivée au bâtiment que les soigneurs ont découvert le bébé, blotti contre sa mère.

« La naissance du petit de Maïka, on l’a découverte le matin en arrivant au bâtiment », raconte Audrey, soigneuse animalière du secteur Petits Singes. « Elle devait l’avoir mis bas dans la matinée. Il y avait encore quelques signes très récents de la mise bas. »

Pour Maïka, il s’agit d’un premier petit. Et pourtant, dès les premières heures, la jeune femelle a montré des gestes très sûrs. « Elle a eu de très bons réflexes. Elle l’a tout de suite léché, il a tété, elle s’allonge pour qu’il remonte vers la poitrine plus facilement… C’est une très bonne maman. Pour un premier, elle se débrouille très bien. »

Les soigneurs suivent avec émotion et attention les premiers jours de ce nouveau-né encore très discret, mais déjà plein de vitalité.

Une toute petite « crevette » blonde, presque invisible contre sa mère

À la naissance, le jeune gibbon à favoris roux affiche un pelage très clair, proche de celui de sa mère. Un camouflage naturel qui le rend parfois difficile à repérer pour les visiteurs les moins attentifs.

« C’est vraiment une petite crevette, toute petite, avec de grands bras forcément, comme les gibbons », sourit Audrey. « Il est blond, dans des tons entre le blanc et le blond. Si on ne savait pas qu’il y a un bébé, on pourrait presque ne pas le voir, parce qu’il est vraiment ton sur ton avec sa mère. »

Accroché au bas du ventre de Maïka, le petit ne la quitte pas d’une semelle ou plutôt d’une touffe de poils. « Il s’accroche vraiment bien aux poils et, même lorsque Maïka se déplace, il reste solidement agrippé. Il a déjà de la force. »

Une maman acrobate… et un bébé qui suit déjà le mouvement

Ce qui impressionne immédiatement, c’est de voir Maïka poursuivre ses déplacements avec une aisance déconcertante, bébé au ventre. Le gibbon à favoris roux se déplace par brachiation, c’est-à-dire qu’il se balance d’une branche à l’autre grâce à ses longs bras, avec une agilité et une rapidité impressionnante.

Et malgré cette naissance toute récente, rien ne semble freiner la jeune mère. « Elle se déplace comme avant », observe Audrey. « Des fois, elle fait même la girouette, ça nous fait un peu peur ! Mais dans leur comportement, tout va bien. C’est comme ça que ça doit se passer. »

Pour le petit, les premiers mois seront consacrés à l’observation, à l’allaitement et à l’apprentissage au contact de sa mère, avant de tenter ses propres explorations.

À l’occasion des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, nous avions réalisé une série intitulée Les Jeux de Beauval dont le 2e épisode était consacré au gibbon et à sa technique de brachiation.

Un couple toujours aussi uni

Si Maïka assure l’essentiel des soins au nouveau-né, Hatin n’est jamais bien loin. Le mâle reste pour l’instant plutôt observateur, tandis que le couple continue de fonctionner comme avant.

« Lui, il fait vraiment sa petite vie à côté. Il observe  », explique Audrey. « Mais entre eux, ça n’a pas changé : on les entend toujours chanter tous les deux le matin, ils sont encore en boule, il y a toujours du toilettage… »

Un détail qui en dit long sur la solidité du duo. Car chez les gibbons, les vocalises matinales ont une vraie signification.

« Le chant territorial du matin, c’est pour marquer leur territoire, mais pas seulement  », précise la soigneuse. « Ça sert aussi à renforcer le couple. En gros, ça veut dire qu’ils s’aiment beaucoup ! »

Leur chant si particulier avait déjà été mis à l’honneur dans un épisode des Brèves de Beauval consacré au couple.

Une naissance importante pour une espèce en danger

Cette naissance n’a rien d’un hasard : elle s’inscrit dans le cadre du programme européen d’élevage (EEP), coordonné à l’échelle des parcs zoologiques. Objectif : permettre la naissance de jeunes gibbons au même moment dans plusieurs établissements, afin de favoriser à terme les échanges et la diversité génétique.

Car l’enjeu est de taille : le gibbon à favoris roux est classé « en danger » par l’UICN. Déforestation, braconnage, fragmentation de son habitat au Vietnam et au Cambodge… les menaces sont nombreuses. Dans ce contexte, chaque naissance en parc zoologique est une étape essentielle pour la préservation de l’espèce.

Un bébé encore discret… mais déjà visible

Bonne nouvelle pour les visiteurs : même s’il aime se faire tout petit, le jeune gibbon peut déjà être aperçu, à condition de prendre le temps d’observer. « Oui, je pense qu’on peut vraiment l’apercevoir maintenant », confirme Audrey. « Quand Maïka se déplace en brachiation, comme il est accroché sous son ventre, on peut le voir. Ça fait une petite boule blonde. »

Le meilleur moment pour tenter sa chance ? La fin de matinée ou la fin de journée. « Je dirais dans la matinée et vers 17h30-18h. Après avoir mangé un peu, ils sont souvent très actifs. »

Le printemps des naissances à Beauval

Cette nouvelle naissance s’inscrit dans un printemps déjà particulièrement attendrissant au ZooParc de Beauval. C’est le moment est idéal pour venir observer, au fil de la visite, le bébé gibbon à favoris roux, mais aussi les jeunes rhinocéros indiens, les petites éléphantes Himba et Rosie ou encore le bébé singe doré.

Autant de jeunes animaux qui offrent aux visiteurs des scènes de vie pleines de tendresse, de jeu et de découvertes… Autant de bonnes raisons de venir vivre Beauval en ce moment. Vous pourrez aussi découvrir nos nouveautés 2026, Bucolia et Les Terres Rouges et admirer les jumelles pandas géants, Huanlili et Yuandudu, qui grandissent depuis 2021 sur Les Hauteurs de Chine.

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