11 mai : Journée mondiale des espèces menacées

Ce samedi 11 mai 2019 est une nouvelle journée mondiale pour la conservation des espèces menacées. Cette année, cette actualité résonne avec une autre, le rapport sur la biodiversité réalisé par un groupe d’experts de l’ONU, dressant un portrait dramatique de la conservation des espèces animales et végétales.

Journée mondiale des espèces menacées

Mise en place en parallèle aux initiatives de l’ONU en faveur de la biodiversité, cette journée mondiale a pour but de mettre en avant les missions nécessaires de conservation et de protection visant à ralentir la diminution du nombre d’espèces autour du globe.

En 2019 plus que jamais, cette journée internationale est une nécessité. Alors qu’il est établi que nous traversons depuis le XIXème siècle la sixième extinction de masse des espèces, les scientifiques notent une alarmante accélération depuis les années 1950 qui continue de croître jusqu’à nos jours. Ce phénomène ne peut et ne doit plus être ignoré.

1 million d’espèces menacées d’extinction

©France24

 

L’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), une branche de l’ONU spécialisée dans les questions environnementales, a récemment produit un rapport sur l’état de la biodiversité mondiale. Il y est indiqué qu’entre 500 000 et 1 million d’espèces sont menacées d’extinction, notamment au cours des prochaines décennies. Chose qui n’a jamais eu lieu auparavant dans l’histoire de l’humanité.

La liste rouge de l’UICN permet d’avoir un aperçu des espèces en danger de disparition imminente, mais il est compliqué d’avoir des relevés sur l’ensemble des populations animales. Le rapport de l’IPBES estime que 40% des espèces d’amphibiens, près de 33% des récifs coralliens, et plus d’un tiers de tous les mammifères sont menacés.

Aux premiers rangs des menaces qui pèsent sur l’écosystème mondial se trouvent l’Homme et ses activités. De la destruction des sols miniers à la surexploitation agricole, de la pêche intensive à la chasse irraisonnées sans oublier la pollution de l’air, des eaux et des sols, l’activité humaine est impliquée dans toutes les transformations de la nature.

Des solutions existent

Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO expliquait lors d’une conférence de presse que “protéger la biodiversité, c’est protéger l’humanité car nous, les êtres humains, nous dépendons fondamentalement de cette diversité du vivant. […] Cette érosion de la biodiversité met en péril notre patrimoine mondial environnemental et avec cela, c’est une menace aussi pour la paix et pour la sécurité.”

Pour atténuer les conséquences de cette catastrophe écologique, l’IPBES préconise un “changement transformateur”. S’il est fondamental que chacun fasse des efforts pour protéger l’environnement, il est vital que s’opère également un changement de société.

Le rapport énumère ainsi différentes pistes à explorer, comme une transformation du système agro-alimentaire, un changement des régimes alimentaires pour réduire la consommation de viande et de produits laitiers, la multiplication d’aires protégées, ainsi que des changements économiques profonds.

Beauval s’engage au quotidien

Plus que jamais, les parcs zoologiques ont un rôle primordial à jouer dans la sauvegarde des espèces menacées. Le ZooParc de Beauval et l’association Beauval Nature participent à leur échelle à la conservation des espèces animales. D’un côté en hébergeant des espèces menacées et en participant à des programmes de conservation et d’élevage, comme c’est le cas avec les pandas géants et les diables de Tasmanie par exemple. De l’autre en soutenant et accompagnant plus d’une cinquantaine de programmes de recherche et protection des espèces à travers le monde.

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