18 Octobre, journée internationale des okapis

Pourquoi une journée mondiale ?

La journée internationale des okapis, mise en place par l’Okapi Conservation Project, permet de mettre en avant les besoins de conservation de cette espèce si rare, ne vivant qu’en Afrique Centrale, au cœur de la République Démocratique du Congo. Ce curieux animal emblématique sert également de porte étendard pour sensibiliser à la destruction progressive de son habitat naturel, menaçant les espèces avec qui l’okapi partage son territoire.

Ainsi, l’Okapi Conservation Project met en place de nombreuses actions dans les parcs et villes aux alentours de la région, pour concilier protection de l’environnement, éducation des communautés et préservation de la culture et des modes de vie des pygmées Mbuti

Protection des okapis

Ces espèces animales sont principalement mises en danger par la déforestation, l’agriculture intensive et le braconnage. Les okapis en particulier sont considérés comme la plus savoureuse et la plus chère viande de brousse de la région. 

L’okapi fait également partie des espèces menacées par l’extraction du Coltan, un minerai précieux utilisé entre autres dans la fabrication de smartphone. La destruction et l’épuisement des sols pèsent directement sur les espèces animales locales. Classée parmi les espèces menacées par la liste rouge de l’UICN, cette espèce voit sa population diminuer au fil des années. Selon les dernières estimations, il ne resterait qu’entre 10 000 et 35 000 individus dans la nature.

Descriptif de l’espèce

L’okapi est un animal particulièrement discret. Ses zébrures, associée à sa robe marron lui permettent de se camoufler aisément dans l’épaisse végétation de la forêt tropicale. Ses grandes oreilles très sensibles lui permettent également de détecter d’éventuelles menaces de très loin, offrant alors un moment pour s’enfuir. 

Cette discrétion est telle que cette espèce est la dernière grande espèce de mammifères à avoir été découverte par les occidentaux. Si les Mbuti connaissaient déjà très bien cette espèce, c’est seulement en 1890 que son existence a été rapportée en europe par un journaliste anglais. 9 ans plus tard, Harry Hamilton Johnston, explorateur et botaniste s’est lancé en expédition à la recherche de l’animal qui pensait issu d’une nouvelle espèce de zèbres.

En réalité, les okapis sont des “cousins” des girafes, avec qui ils partagent de nombreux traits physiques comme leur longue langue préhensile ainsi que leurs ossicônes, sorte de petites cornes osseuseuses recouvertes de peau.

Les okapis de Beauval

Depuis 2005, le ZooParc de Beauval accueille plusieurs okapis, aujourd’hui au nombre de 4 dont Ann une jeune femelle parrainable ou encore Mambasa, un petit né en 2018. Leur présence en parc zoologique nous permet de faire perdurer l’espèce en participant à un programme d’élevage européen.

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