Nos harpies féroces sont là !

Ce mercredi 13 mai était un grand jour !

Le jour tant attendu de l’arrivée de notre couple de harpies féroces, en provenance du centre d’élevage d’animaux sauvages d’Itaipu Binacional, au Brésil.
L’arrivée s’est parfaitement déroulée pour notre couple de harpies, en parfaite santé, désormais installé dans une loge climatisée du dôme équatorial. Dans quelques jours, le temps de leur acclimatation, elle regagneront leur volière extérieure.
Pour le moment, le parc est toujours fermé au public et, ce, jusqu'à nouvel ordre. Vous pourrez profiter de nos majestueux rapaces dès la réouverture, que nous espérons prochaine !

En attendant, voici quelques informations sur les harpies féroces.

Alors, impatients d’en savoir plus sur cette toute nouvelle espèce fascinante, unique en France métropolitaine ? ¹

Une chasseuse redoutable

Connue pour être l’un des rapaces diurnes les plus puissants au monde, la harpie féroce (Harpia harpyja) se nourrit de mammifères tels que les paresseux, les singes-araignées, les singes hurleurs, les opossums, les agoutis… Elle apprécie également les reptiles ainsi que les oiseaux tels que les aras ! La harpie peut soulever et emporter des proies de plusieurs kilos, ce qui représente une charge conséquente en comparaison avec sa corpulence : un individu adulte pèse, en effet, entre 4 et 12 kilos, la femelle étant généralement plus grosse que le mâle. La plupart du temps, la harpie emporte des proies faisant environ la moitié de son poids mais elle peut s’attaquer à des animaux bien plus gros : elle mange alors une partie de sa proie sur place, avant d’emporter le reste dans ses serres impressionnantes (la griffe du doigt postérieur atteint 6 cm !).

Originaire du Mexique, la harpie est aujourd’hui présente principalement au Brésil mais se retrouve également dans les pays frontaliers ainsi que sur une partie de plus en plus réduite de l’Amérique centrale (certaines régions du Panama, principalement). Classée « Quasi Menacée » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), elle se fait de plus en plus rare, victime de la destruction de son habitat, la forêt tropicale, où elle niche au sommet des grands arbres.

Des actions pour la protéger

Pour protéger cette espèce majestueuse et indispensable au bon équilibre de son biotope, l’association Beauval Nature a été à l’initiative d’un atelier de planification pour la mise en place d’un programme de conservation intégrée de l’espèce au Brésil.
Des actions sont ainsi menées in situ dans les régions de l’Amazonie et de la forêt Atlantique pour préserver l’habitat des harpies et suivre les sites de nidification, en accord avec les communautés locales. Beauval Nature a fourni des pièges photographiques, pour surveiller les sites de nidification, ainsi que des instruments de télémétrie, pour suivre les jeunes aigles tout juste sortis du nid.
En parallèle de ce travail sur site, un programme de reproduction a été mis en place afin de garantir une population « conservatoire » de l’espèce, en dehors de son aire de répartition où elle est menacée. C’est dans ce cadre que le ZooParc de Beauval accueille 2 jeunes harpies âgées de 1 an pour la femelle et de 2 ans pour le mâle.

En Europe, seuls 3 zoos allemands présentent l’espèce : le zoo de Nuremberg, le zoo de Walsrode et le zoo de Berlin. Les parcs zoologiques qui accueilleront des harpies féroces à l’avenir s’engagent à participer financièrement à la préservation de ces dernières dans leur milieu naturel.

¹ Espèce présente en Guyane

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