Accéder au contenu principal

Vautours : une journée mondiale qui vaut le détour !

Vautours : une journée mondiale qui vaut le détour !

Ce dimanche 4 septembre, c’est la journée mondiale des vautours au ZooParc ! Pourquoi cette journée vaut le détour ? D’abord parce que nos médiateurs scientifiques ont travaillé d’arrache-pied ces derniers jours pour proposer de multiples activités aux visiteurs, petits et grands, afin que ces derniers puissent en apprendre toujours plus sur les vautours ! Ils vous donnent rendez-vous ce dimanche 4 septembre de 9 h à 18 h à la Maison Beauval Nature, située à proximité de l’entrée sud, en face du bassin des manchots.  

 

Voici le détail des activités proposées :  

> Jeu vrai/faux : saurez-vous trouver le vrai du faux sur les vautours ? Idées reçues, mythes et légendes.  

> Jeu « Suis-je un charognard ? » : certains carnivores chassent leurs proies, d’autres sont des charognards, replacer différents animaux dans la bonne catégorie. 

> Jeu de la reconnaissance : saurez-vous reconnaitre quels sont ces rapaces grâce aux paragraphes descriptifs qui les accompagnent ? 

> Jeu de mémoire : saurez-vous retrouver les bonnes paires ? À la découverte des différentes espèces de vautours du monde. 

> Jeu de la régulation : prenez part à notre jeu sur l’équilibre du vivant et le rôle capital des vautours ainsi que les menaces qui pèsent sur ces espèces.  

> Jeu de la curée des vautours : à chaque vautour sa spécialité alimentaire, venez en apprendre plus sur leurs préférences et leur manière de se nourrir. 

> Jeu des records : saurez-vous associer l’espèce au record qui la caractérise ? 

> Jeu de la limitation de la prolifération des maladies : les charognards ont un rôle capital dans les écosystèmes, venez découvrir comment ils empêchent la prolifération des maladies. 

> Puzzle d’une aile de vautour : essayez de remettre à la bonne place les différentes parties de l’aile du vautour et les noms qui leur sont associés. 

> Matériels pédagogiques à découvrir ! 

 

Un évènement lancé par la Ligue de Protection des Oiseaux  

Sur les 23 espèces de vautours recensée dans le monde, 4 sont présentes en France : le vautour fauve, le vautour moine, le vautour percnoptère et le gypaète barbu. Lancée en 2014 par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) en France, cette journée internationale a pour but de sensibiliser et de faire connaître à un public le plus large possible les vautours, les caractéristiques exceptionnelles de chacune des 4 espèces, les menaces qui pèsent sur ces oiseaux, les programmes de réintroduction, la manière de les protéger…. Et ce, à l’occasion d’activités ouvertes à tous telles que des sorties de terrain, des points d’observation, des conférences, des expositions… Plusieurs animations sont organisées samedi 3 et dimanche 4 septembre. Elles sont consultables en se reportant à l’agenda des activités sur le site de la LPO : https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/loisirs-nature/grands-rendez-vous/journees-mondiales-des-vautours  

 

Au ZooParc de Beauval, 22 vautours de 10 espèces à contempler 

  • Afin que le grand public soit sensibilisé à l’importance de l’espèce dont le rôle dans la nature est fondamental, le ZooParc de Beauval a fait le choix depuis plusieurs années de présenter de nombreux vautours, mâles et femelles. On peut ainsi admirer 22 vautours de 10 espèces à Beauval au sein de différents secteurs :  
  • Dans la volière des hippopotames : 1 couple de vautours à tête blanche (Trigonoceps occipitalis) et 1 mâle vautour palmiste ou palmiste africain (Gypohierax angolensis). 
  • A proximité des koalas et des pandas : 1 couple de Gypaètes barbus (Gypaetus barbatus) dont La Rhune (animal parrainable, voir plus bas) et 1 jeune mâle de la même espèce né en mars dernier à Beauval. 

Parrainez la Rhune ! 

  • Dans les volières près de l’entrée sud : 2 mâles et 1 femelle vautour fauve (Gyps fulvus), 2 mâles et 1 femelle vautour de l’Himalaya (Gyps himalayensis), 1 couple de vautours moine (Aegipus monacus), 1 couple de vautour pape ou Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa), 2 femelles vautour charognard ou vautour neophron moine (Necrosyrtes monachus), 1 mâle vautour palmiste (Gypohierax angolensis), 1 femelle vautour à dos blanc (Gyps africanus) et 1 femelle vautour à tête blanche (Trigonoceps occipitalis).  
  • Entre le restaurant Kilimandjaro et les otaries : 1 couple et 1 jeune mâle Condor des Andes (Vultur gryphus). 
  • Dans la volière extérieure du dôme équatorial : 1 couple de vautour de Rüppell (Gyps rueppelli). 

 

« Les Maîtres des Airs » : un spectacle comme nulle part ailleurs ! 

Créé lui aussi en 2014, comme la Journée internationale de sensibilisation aux vautours, le spectacle des « Maîtres des Airs », impressionnant et majestueux, rassemble plus de 600 oiseaux dans un superbe hémicycle qui peut accueillir jusqu’à 3 000 spectateurs !  

Et parmi ces centaines d’oiseaux, les vautours ne font pas de la figuration ! Il y en a très exactement 36 (dont 14 sont visibles du public uniquement lors du spectacle, d’où le nombre 22 cité précédemment).  

Voici la liste des 7 espèces de vautours participant au spectacle des « Maîtres des Airs » et leur nombre pour chacune des espèces :  

> Vautour fauve (Gyps fulvus) : 8.  

> Vautour Himalaya (Gyps himalayensis) : 1.  

> Vautour dos blanc (Gyps africanus) : 1.  

> Vautour palmiste (Gypohierax angolensis) : 5.  

> Vautour neophron moine (Necrosyrtes monachus) : 6 

> Vautour aura (Cathartes aura) : 13.  

> Condor des Andes (Vultur gryphus) : 2.  

 

Vautours : une journée mondiale qui vaut le détour !

 

Quels seront les horaires dimanche 4 septembre du spectacle des « Maîtres des Airs » ? 

 

Rendez-vous sur notre site pour les consulter !

 Il est conseillé de se présenter à l’amphithéâtre (dans la zone nord du ZooParc) 30 minutes avant le début du spectacle.  

Sandrine, qui a visité Beauval en juillet dernier, n’a pas manqué le spectacle des « Maîtres des Airs ». Elle a laissé un commentaire très élogieux sur Facebook : « Zoo à découvrir absolument ! Le spectacle des oiseaux est à voir, je n’en ai pas vu d’aussi beau ailleurs, j’ai adoré ! ».  

Le dernier fossoyeur de la nature 

Espèces nécrophages, les vautours sont de véritables équarrisseurs naturels ce qui fait d’eux des « espèces clés » dans les paysages de montagne en Europe. Et pour cause : ils éliminent les risques de transmission des maladies infectieuses, agissent comme recycleurs des animaux morts et sont d’une grande valeur socio-économique pour les communautés locales, en raison des économies qu’ils permettent en évitant l’incinération des cadavres d’animaux morts.   

Le Gypaète barbu (Gypaetus barbatus) est le plus grand vautour d’Europe. C’est un charognard qui se nourrit principalement d’os. C’est généralement le dernier fossoyeur de la nature, laissant à ses collègues charognards les parties molles de l’animal mort qu’il convoite. Il est capable d’avaler des os d’une vingtaine de centimètres de longueur et de 3 centimètres de diamètre. Pour les plus gros morceaux, il a une technique imparable. Il s’élève avec et les laisse tomber de haut afin qu’ils se brisent sur le sol ! D’où son surnom de « casseur d’os » !  

Le Gypaète barbu vit en Afrique, en Asie et en Europe. Il est notamment présent en France, dans les Alpes, où il a été réintroduit. En effet, le gypaète fut décimé à la fin du XIXe et au début du XXe siècle où le dernier spécimen fut abattu en 1913. Le gypaète a longtemps été persécuté pour sa mauvaise réputation, un charognard qui se nourrit de carcasses. L’obligation de signaler tout animal sauvage mort à l’équarrissage, accompagnée d’une dégradation de son habitat, a également rendu beaucoup plus compliquée l’alimentation des gypaètes sur le long terme. 

Le gypaète barbu est l’un des rapaces les plus rares d’Europe. Les principales causes de son déclin semblent être l’empoisonnement involontaire, les persécutions directes, la dégradation de l’habitat, le dérangement lors de la reproduction, le manque de nourriture et les collisions avec les câbles aériens et les éoliennes.  

« Trop mignons » : 2 gypaètes barbus nés en mars dernier à voir en vidéo ! 

Si vous n’avez pas encore vu la vidéo consacrée à la naissance de 2 gypaètes barbus publiée en mars dernier sur la chaîne officielle YouTube du ZooParc de Beauval, il est toujours temps de jeter un œil et même deux ! Là aussi, ça vaut le détour, c’est trop mignon…  Découvrez l’épisode 9 de la saison 6 de la série Un Œil en coulisses !

 

Beauval Nature agit avec la VCF pour la réintroduction du Gypaète barbu  

Depuis les années 1980, la Vulture Conservation Foundation (VCF) œuvre pour protéger les espèces menacées de vautours et mène des campagnes de réintroduction en Europe. Depuis environ 40 ans, plus de 340 gypaètes juvéniles ont été relâchés dans la nature en Europe, dont plus de 230 dans les Alpes et les Préalpes. Aujourd’hui, il y a environ 300 Gypaètes barbus (Gypaetus barbatus), dont 58 couples reproducteurs, à travers les Alpes. VCF est une organisation internationale qui dirige la réintroduction du Gypaète barbu en Europe et possède une vaste expérience dans l’élevage en captivité, la réintroduction, le repeuplement et la conservation des vautours dans leurs habitats naturels. Il est actuellement impliqué dans de nombreux projets de conservation des vautours à grande échelle à travers l’Europe, de la péninsule ibérique aux Alpes et aux Balkans. 

VCF fait partie des 9 programmes européens soutenus par Beauval Nature (BN) depuis 2009. Beauval Nature a investi depuis 2009 plus de 42 000 € dans ce programme dont 7 500 € en 2021 (source : rapport d’activités 2021 de Beauval Nature). Ces fonds versés l’année dernière ont notamment permis de financer les actions de réintroduction. Ce soutien financier a aussi servi à organiser le transfert d’un œuf de gypaète pondu au ZooParc de Beauval vers le centre de reproduction de Vallcalent le 26 mars 2021.  

Voir le programme de la VCF

 

En Argentine, le condor des Andes réintroduit grâce à Beauval Nature  

Beauval Nature est fière de soutenir la fondation BioAndina Argentina et son programme de conservation sur les condors des Andes ! Oiseau sacré, honoré par les communautés autochtones d’Amérique du Sud durant des milliers d’années, le condor des Andes connaît aujourd’hui une diminution de ses effectifs. La chasse, l’empoisonnement de certains mammifères dont il mange les carcasses et la compétition alimentaire avec d’autres vautours présents dans son aire de répartition menacent la survie du condor des Andes.  

Depuis maintenant 31 ans, ce programme œuvre pour la conservation de cette espèce mythique, géré par la fondation BioAndina Argentina. Depuis la création du programme, BioAndina a secouru 370 condors et réintroduit 219 condors dans toute l’Amérique du Sud. 

Voir le programme de la BioAndina Argentina

Beauval Nature a investi plus de 170 000 € dans ce programme depuis 2009 (source : rapport d’activités 2021 de Beauval Nature). En 2021, la fondation a poursuivi sa lutte contre l’utilisation de pesticides dans l’agriculture. Un travail avec les autorités compétentes sur l’interdiction de l’utilisation de poisons et pesticides, l’une des causes majeures de la raréfaction de l’espèce. Le personnel technique intervenant sur le terrain au sein des 14 provinces hébergeant l’espèce, a reçu de nouveaux kits de biosécurité accompagné d’un protocole strict facilitant la collecte d’échantillons et d’informations en cas d’empoisonnement de la faune, minimisant ainsi les risques pour eux.  

Sur la côte Atlantique de la Patagonie, au cours d’une cérémonie rituelle ancestrale, un relâché de 7 condors a eu lieu le 17 septembre 2021. Il y a donc bientôt un an, Pachamama, femelle condor née le 1er août 2020 au ZooParc de Beauval et élevée par ses deux parents pendant ses premiers mois, était l’un des 7 condors à prendre son envol.  

Cette réintroduction est la plus grande jamais organisée en Argentine. Les juvéniles ont été suivis par GPS et en télémétrie. Les fonds versés par Beauval Nature en 2021 ont permis de financer l’achat des transmetteurs satellites pour le suivi des oiseaux réintroduits. Ainsi, durant les quatre premiers mois, ils ont été observés environ douze heures par jour et nourris à proximité du site de relâché le temps de leur acclimatation complète.  

Un relâché exceptionnel à revoir en vidéo !

Vous aurez également la chance de voir Pachamama au ZooParc de Beauval quelques semaines avant son grand départ, et aussi ses parents offrant le spectacle d’une parade.  

 

Rechercher un article