Beauval Actus

Toute l'actualité du ZooParc de Beauval

Nuit Internationale de la chauve-souris : le seul mammifère volant !

Le saviez-vous ? Les chauves-souris sont les seuls mammifères à pouvoir réellement voler. Vous n’étiez pas au courant ? Cela tombe bien, la 26e édition de la Nuit Internationale de la chauve-souris, dans la nuit du 27 au 28 août, est l’occasion d’en apprendre davantage sur ces chiroptères (« chiro » signifiant main et « ptère » aile). L’aile de la chauve-souris est en réalité une main modifiée. Mis à part le pouce, les autres doigts sont particulièrement allongés et sous-tendent une fine membrane de peau, souple et élastique, assurant la portance, appelée le patagium.
Cette main ailée peut aussi servir de protection quand l’animal est au repos. Il s’en enveloppe alors telle une grande cape isolante. Les ailes agissent aussi comme un régulateur thermique. Brassant l’air nocturne, elles contribuent à abaisser la température de l’animal en vol. Les chauves-souris ne se contentent pas de voler, certaines se déplacent avec agilité sur le sol, dans les branches ou sur les voûtes des cavités.  

 

Animations pédagogiques à la Maison Beauval Nature samedi 27 et dimanche 28 août ! 

Médiateurs et animateurs du ZooParc de Beauval ont concocté une pléiade d’activités ludiques et instructives dans le cadre de la Nuit Internationale de la chauve-souris. Voici le programme qui attend les visiteurs, petits et grands, de 9 h à 18 h samedi 27 et dimanche 28 août, à la Maison Beauval Nature devant le bassin des manchots (à proximité de l’entrée sud) : 

  • Jeu vrai/faux : saurez-vous trouver le vrai du faux sur les chauves-souris ? Idées reçues, mythes et légendes.  
  • Jeu de l’écholocation : les visiteurs doivent se mettre dans la peau d’une chauve-souris et se repérer à l’aide de l’écholocation.  
  • Reconnaissance des sons : les visiteurs doivent reconnaître les vocalises de la chauve-souris en écoutant différents cris d’animaux.  
  • Jeu de mémoire : les participants sont invités à retrouver les paires du « memory » à la découverte des espèces de chauve-souris françaises. 
  • Jeu de la régulation : prenez part à notre jeu sur l’équilibre du vivant et le rôle capital des chauves-souris ainsi que les menaces qui pèsent sur elles.  
  • Jeu de l’alimentation : les chauves-souris se nourrissent-t-elles de sang ? A vous de le découvrir !  
  • Jeu de la morphologie : apprenez-en plus sur la morphologie étonnante de ces animaux.  
  • Jeu de l’envergure : de la plus petite à la plus grande, venez vous mesurer aux différentes espèces de chauves-souris. 
  • Matériels pédagogiques à découvrir !

 

La SFEPM à l’initiative de la Nuit de la chauve-souris depuis plus de 20 ans  

Partout en France, sur plusieurs sites, sont organisées des animations lors du week-end du samedi 27 et dimanche 28 août (à retrouver ici). Depuis plus de 20 ans, la Société Française pour l’Etude et la Protection des Mammifères (SFEPM) organise, chaque année, la Nuit Internationale de la chauve-souris, afin de faire découvrir à un large public la biologie, le mode de vie, les menaces mais aussi les actions de protection mises en place pour préserver les chiroptères. Quels sont les prédateurs des chauves-souris ? Les rapaces nocturnes, chouettes et hiboux, et les chats domestiques pour celles vivant dans les habitations. 

Cette année, la SFEPM met en avant le film « Une vie de Grand rhinolophe », écrit et réalisé par Tanguy Stoecklé, photographe cinéaste noctambule. Tanguy Stoecklé a décidé de partager son œuvre au plus grand nombre en la diffusant sur YouTube. L’occasion d’en apprendre davantage sur les chauves-souris et leur mode de vie. Pour voir le film, c’est ici !

Toutes les espèces de chauve-souris protégées par la loi  

En France, toutes les espèces de chauves-souris sont protégées par la loi de 1976 sur la protection de la nature. Il est donc interdit de les détruire, de les mutiler, de les capturer, de les naturaliser, de les transporter, de les vendre et de les acheter. Depuis lors, cette protection a été renforcée par un arrêté ministériel qui protège les 34 espèces présentes actuellement sur le territoire métropolitain de façon nominative ainsi que leurs sites de reproduction et leurs aires de repos. 

De multiples facteurs menacent les populations de chauves-souris : la disparition ou la modification des gîtes, la rénovation des bâtiments ou des ponts, la fermeture de l’entrée des gîtes souterrains, l’abattage des arbres à cavités, l’éclairage des monuments… Mais aussi la transformation de leur domaine vital (routes de vol et terrains de chasse) par la densification du réseau routier, l’abandon du pâturage extensif, la destruction des haies, la disparition de zones humides, l’homogénéisation des boisements, l’artificialisation des cours d’eau… Enfin, les chauves-souris sont également touchées par les dérangements durant l’hibernation ou la reproduction, l’utilisation de produits chimiques (traitement de charpentes, pesticides…).  

 

12 espèces de chauves-souris identifiées à Beauval en 2022 ! 

Au total, 12 espèces ont été recensées cette année à Beauval par Gabriel, chargé de missions conservation spécialisé en faune locale au ZooParc de Beauval.  

Voici les 12 espèces, leur appellation commune et leur nom scientifique en latin :  

  • Grand murin (Myotis myotis). 
  • Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum). 
  • Murin à moustaches (Myotis mystacinus).  
  • Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus).  
  • Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii).  
  • Murin de Daubenton (Myotis daubentonii). 
  • Murin de Natterer (Myotis nattereri).  
  • Oreillard roux (Plecotus auritus). 
  • Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii).  
  • Noctule commune (Nyctalus noctula).  
  • Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus).  
  • Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii).  

9 des 12 espèces présentent autour du ZooParc de Beauval 

Espces_chauves-souris

« Sauve-souris », le programme de préservation d’espèces locales  

Le programme porte très bien son nom ! Beauval Nature, avec « Sauve-souris », s’engage dans la préservation d’espèces locales par la mise en place d’un programme spécifiquement dédié à ces mammifères volants ! Comment ce programme se traduit concrètement localement ? Par la mise en place d’aménagements favorisant le maintien et l’expansion des espèces présentes. 12 espèces ont donc été identifiées (voir ci-dessus) qui se nourrissent sur le site et certaines s’y reproduisent comme la Pipistrelle commune et la Pipistrelle de Kuhl. Ce premier constat a motivé la direction à intégrer des gîtes à chauves-souris dans les bâtiments en construction ou en cours de restauration sur le parc. Autres actions : l’inventaire des espèces présentes sur le site du ZooParc de Beauval et sa périphérie, le suivi et préservation des colonies observées à différentes saisons, la recherche de sites majeurs pour l’hivernage ou la reproduction des chauves-souris… Mais aussi la sensibilisation et l’éducation du grand public, des visiteurs du ZooParc de Beauval aux chiroptères. C’est exactement ce que feront les médiateurs scientifiques à la Maison Beauval Nature durant tout le week-end du samedi 27 et dimanche 28 août (voir plus haut).  

Vous souhaitez faire un geste pour la biodiversité ? N’hésitez pas à faire un don à Beauval Nature ! Il sera entièrement reversé à l’un de nos programmes de conservation d’espèces menacées. Pour rappel, tout don est déductible des impôts à hauteur de 66 %.  

 

Faites un don ici !

 

302 chauves-souris recensées dans la cave troglodyte acquise par Beauval 

En mars dernier, 302 chauve-souris avaient été dénombrées dans l’immense cave troglodyte à proximité du ZooParc. Un espace qui a été décrété Zone de Protection Environnementale. En effet, afin de préserver la biodiversité locale aux abords du parc, de nombreuses actions ont été engagées par la direction de Beauval notamment le rachat en mars 2021 de cette cave désaffectée qui compte près de 3 km de galeries creusées dans la roche.

 

Retrouvez notre actualité titrée « Chauves-souris de Beauval : la population augmente »

 

Gabriel, chargé de missions conservation spécialisé en faune locale au ZooParc de Beauval, se réjouissait que la population des chiroptères ait considérablement augmenté : « Ce récent comptage nous donne de précieuses informations sur les différentes espèces de chauve-souris vivant ici ».  

Vous vous demandez à quoi ressemble cette fameuse cave troglodyte et vous voulez admirer quelques-unes des chauves-souris qui y ont élu domicile ? Découvrez où visionner à nouveau l’épisode 1 de « Sur les traces des chauves-souris… – Les enquêtes de Gabriel ». Gabriel est parti à la recherche de chauves-souris et il va en trouver !  

Quelle est l’alimentation des chauves-souris présentes à Beauval ?  

 Des insectes ! En effet, toutes les espèces de chauves-souris présentes à Beauval sont insectivores. Certaines consomment une large gamme d’arthropodes, d’autres sont un peu plus spécialisées. Les lépidoptères nocturnes, papillons de nuit, font partie des plus consommés. Les coléoptères volants, les diptères, les moustiques notamment, et les éphéméroptères entrent également dans le régime alimentaire de plusieurs espèces.  

Les chauves-souris attrapent généralement leurs proies en plein vol ! Dans la mesure où le vol leur demande une importante quantité d’énergie, les chauves-souris ont besoin d’ingérer de grandes quantités d’insectes au quotidien. Les chauves-souris jouent donc un rôle très important dans la régulation des populations d’insectes.  

Les proies sont repérées dans l’obscurité grâce à l’écholocation. Qu’est-ce que l’écholocation ? Rien à voir avec la colocation mais davantage avec les échos ! Les chauves-souris émettent des cris (par la bouche ou le nez) dans la gamme des ultrasons, à des séquences différentes et captent les échos renvoyés par les proies, grâce à leurs oreilles. Une véritable prouesse ! Mammifères sociaux, les chauves-souris utilisent également des vocalises pour communiquer entre elles. Ces cris sont de plus basse fréquence que les sons émis pour l’écholocation. 

 

Un cycle biologique lié aux saisons 

Les chauves-souris sont actives de mars à octobre. C’est la période d’activité des insectes dont elles se nourrissent. Au printemps, les femelles gestantes recherchent des abris calmes et sombres : arbres creux, ponts, combles… Les mâles vivent généralement en solitaire.  

A partir du mois de mai les femelles se regroupent, mettent bas et élèvent leur unique petit de l’année. Les jeunes voleront et deviendront autonomes dès le mois d’août.  

Durant l’automne, mâles et femelles se regroupent pour l’accouplement et constituent des réserves de graisse vitales pour affronter les mois de jeûne hivernal.
Dès les premiers froids de l’hiver, certaines chauves-souris gagnent des sites souterrains tranquilles offrant une température douce et constante et une hygrométrie élevée (grottes, mines, caves, fissures). Elles y séjourneront jusqu’au printemps en hibernation. D’autres passeront l’hiver dans des cavités d’arbres. 

 

Une espérance de vie variable selon les espèces  

L’espérance de vie des chauves-souris est variable et indépendante de leur taille. Chez les grandes espèces par exemple, la Pipistrelle commune a une durée de vie courte, d’environ 3 ans, alors que le Grand Rhinolophe ou le Grand Murin peuvent vivre plus de 30 ans.  

 

Fabriquez vous-même votre gîte à chauve-souris !  

Vous souhaitez participer à la préservation des chauves-souris ?  Regardez notre tuto « Construis un gîte à chauve-souris » et suivez les conseils avisés de Xavier, menuisier au ZooParc de Beauval : 

A vous de jouer !

Découvrez notre dossier consacré aux chauves-souris dans le dernier Beauval Nature Mag (spécial Europe)

Articles similaires