Une très heureuse nouvelle : la naissance de louveteaux !

Une première à Beauval !

Le 29 avril dernier, les soigneurs du secteur loups arctiques ont eu la joie de découvrir de nouvelles petites frimousses aux côtés de la femelle Nahele !

Ce lundi 20 mai, les louveteaux ont été puçés et sexés. Nous pouvons donc officiellement vous annoncer qu’ils sont au nombre de trois : 2 petites femelles et 1 petit mâle ! Ils pèsent respectivement 1.6 kg, 1.9 kg et 2 kilos ! Ils arborent, pour le moment, un pelage brun, avec les yeux et le bout du museau foncés.

C’est la première portée de Nahele et les premiers louveteaux à naître au ZooParc de Beauval ! A la naissance, 4 ou 5 petits avaient été aperçus mais, comme souvent, tous les petits ne survivent pas. Selon le WWF, « 4 à 6 louveteaux naissent au printemps, dont la moitié meure dans les premiers mois. »

La maman s’occupe très bien des 3 petits. Arrivée en 2018 du zoo d’Amnéville, la belle femelle au pelage blanc s’est finalement familiarisée avec ses deux compères mâles, Remus et Lucius, avec lesquels elle partage son enclos.

Nous vous communiquerons prochainement leurs prénoms, le temps que les soigneurs observent le comportement de chacun afin de les connaître, les différencier, et choisir le prénom qui leur correspondra le mieux !

Le loup, ce « grand méchant »

Le loup arctique est une sous-espèce du loup gris, très commun en Europe jusqu’au XXème siècle. Considéré comme l’ennemi public n°1, il fut décimé et fini par disparaître de France dans les années 1930. Animal mal aimé car mal connu, il fut véritablement persécuté. La peur, exacerbée par les mythes et légendes urbaines, gagna du terrain tandis que le loup en perdait. La fameuse « bête du Gévaudan » que l’on considéra pendant longtemps être un loup serait, après étude par des scientifiques, un chien dressé par l’Homme à l’attaque. Au XIXème siècle, l’Etat encourageait même la chasse au loup avec des primes à la clé pour chaque animal tué.

Cette « peur » du loup est, dans une moindre mesure, toujours présente en France, notamment chez les éleveurs qui craignent pour leur bétail, depuis son retour en France observé en 1992, dans le Parc National du Mercantour (Alpes). Le loup se nourrit principalement d’ongulés sauvages. Lorsque la nourriture se fait rare, l’animal peut alors s’attaquer à des troupeaux domestiques mais, de manière générale, le loup sait se réguler en fonction des proies disponibles. Si les proies ne sont pas en nombre suffisant, alors la mortalité des jeunes loups sera plus élevée afin de réguler la population des canidés.

Aujourd’hui, le loup gris est présent en France, des Pyrénées en remontant vers le massif vosgien et n’est responsable d’aucune attaque envers l’Homme, qu’il cherche à éviter plus qu’à défier.

Articles similaires