Une triste nouvelle venue du Gabon

En juin dernier, deux femelles gorilles nées au ZooParc, Kuimba et Mayombé, sont parties au Gabon pour être réintroduites dans le Parc National des Plateaux Batéké. Nous recevons régulièrement de leurs nouvelles par le biais de la fondation Aspinall, qui gère sur place cette réintroduction. 

C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris cette semaine, le décès de Kuimba, la plus jeune des 2 femelles.

Les équipes sur place, une vingtaine de personnes, ont retrouvé Kuimba quelques heures après son décès, lors d’un de leurs passages dans la zone de relâcher. Une autopsie et différentes analyses, réalisées par un vétérinaire dépêché par la fondation Aspinall, nous permettront peut-être d’en savoir davantage sur les causes du décès dans les semaines à venir, mais pour le moment elles nous sont inconnues.

Un processus de réintroduction n’est jamais sans risque: le monde sauvage est, par définition, dangereux. Même sur une île protégée, comme c’est le cas ici. Néanmoins Kuimba, comme Mayombé, s’accommodait petit à petit à leur nouveau mode de vie. Sur les images prises par les caméras-pièges installées dans la forêt et relevées chaque semaine, on les voyait en bonne santé, se servir aux différents points de nourrissage quelques jours encore avant sa mort.

Cette réintroduction, organisée avec l’association Beauval Nature, intervient dans une région où les populations originelles de gorille des plaines de l’Ouest ont disparu. L’enjeu reste encore aujourd’hui de participer au repeuplement de cette zone géographique en développant une population aux origines génétiques diversifiées et ainsi garantir la survie de l’espèce en milieu naturel. Le processus se poursuit donc pour Mayombé, malgré la perte de Kuimba. D’après les dernières informations que nous avons reçu, son acclimatation se déroule sans encombre mais elle a été placée sous une surveillance accrue, par mesure de sécurité. 

Kuimba était la fille d’Asato, le mâle dominant gorille du ZooParc. Âgée de 9 ans, elle est née ici à Beauval. Toutes nos pensées et notre soutien vont aux soigneurs qui l’ont côtoyé et chouchoutée pendant toutes ses années, aux membres du ZooParc et de Beauval Nature qui l’ont accompagnée lors de son voyage au Gabon, ainsi qu’aux parrains d’Asato qui suivaient par son biais toute sa famille.

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