Sauvons les, sauvons-nous !

Cela fait des années que les chercheurs tentent d’alerter la population sur les menaces qui pèsent sur la faune et la flore de notre planète et donc sur nous, humains. Les divers travaux de recherche menés sur le sujet semblent confirmer l’extinction de masse qui est en cours.

Une récente étude publiée dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) et reprise en France par Le Monde démontre, en effet, que « les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis 1900, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. » Les scientifiques parlent d’un « anéantissement biologique » et d’un déclin sans précédent de la biodiversité. En cause, l’activité humaine : déforestation, agriculture, exploitation du sous-sol, braconnage, pollution…

Toutes les espèces sont concernées par la destruction de leur habitat naturel, quel que soit l’endroit où elles vivent : félins, primates, reptiles, oiseaux, poissons… Même les espèces dites « communes » voient leur population s’effondrer : elles représentent 30% des espèces en déclin.

Cette extinction est, plus qu’une menace, un désastre pour l’ensemble des écosystèmes. La nature et les animaux ont un rôle dans l’équilibre de notre planète : pollinisation, fertilisation des sols, assainissement de l’air et de l’eau… Sans eux, c’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu.

Afin de pallier ce déclin et qu’il ne devienne inéluctable, un changement de nos modes de vie s’impose afin de :

  • Réduire la croissance de la population humaine et sa consommation ;
  • Trouver des alternatives aux technologies énergivores, destructrices de l’environnement ;
  • Aider les pays en développement à maintenir leurs milieux naturels et à protéger leur biodiversité.

Aujourd’hui plus que jamais, le rôle des parcs zoologiques est indispensable, à la fois pour informer le public des menaces qui pèsent sur notre écosystème, mais également pour proposer des solutions en finançant des programmes de conservation et de recherche, ainsi que l’éducation des populations locales à travers le monde. Chacun est un acteur à part entière de la préservation de la faune et de la flore.

L’article du Monde