Une nouvelle espèce à Beauval : les dik-diks de Kirk

Depuis quelques jours, un groupe de petits nouveaux a rejoint l’espace des petits koudous, non loin de la réserve des hippopotames : les dik-diks de Kirk. Cette adorable espèce d’antilopes naines rejoint pour la première fois les allées du ZooParc de Beauval, devenant ainsi l’autre nouveauté animalière de 2019, aux côtés des diables de Tasmanie.

Mais c’est quoi des dik-diks ?

Les dik-diks sont une espèce de bovidés africains de la même famille que les antilopes. Bien plus petit, mesurant en moyenne entre 40 et 60 centimètres, ils ont tendance à se fondre dans la végétation pour éviter leurs nombreux prédateurs.

Comme tous les bovidés ils sont herbivores et se nourrissent de feuilles, de fruits et de baies. Leur tête allongée leur permet de se frayer un passage jusqu’aux feuilles de certains arbres, comme les acacias, sans pour autant être gênés par les épines ou les branchages.

On estime aujourd’hui qu’il existe 4 sous-espèces de dik-diks. Celle qui a rejoint le ZooParc de Beauval, les dik-diks de Kirk, est l’une des plus grandes ! Les individus peuvent en effet atteindre jusqu’à 77 cm ! 

Mâles et femelles dik-diks sont presque semblables. À quelques nuances près. La femelle est légèrement plus grande et plus large que le mâle. Ce dernier est, quant à lui, pourvu d’une petite paire de cornes orientée vers l’arrière de son crâne.

Les rois de l’esquive

Les dik-diks doivent leur nom au bruit qu’ils font lorsqu’ils se sentent en danger. Ils émettent alors un petit sifflement par leur nez afin d’informer leurs congénères du danger imminent. Lorsque ce signal retentit, tous s’élancent dans une course effrénée pouvant atteindre jusqu’à 50 km h et se réfugient dans la végétation.

Si un prédateur s’approche trop vite, ou trop près, les dik-diks changent alors de tactique. Malgré leurs petites cornes, la défense n’est pas réellement leur fort. Et du haut de leur 60 centimètres, ils auraient bien du mal à résister à un varan, un lycaon, un lion ou un python.

Ils tentent alors une approche relativement unique. Les petites antilopes s’immobilisent face au prédateur et attendent l’attaque pour esquiver au dernier moment grâce à un phénoménal départ arrêté. Elles recommenceront cette manœuvre jusqu’à ce que le prédateur se lasse, épuisé, et abandonne la chasse.

Antilope naine cherche grand amour

Les dik-diks sont l’une des rares espèces du règne animal à être monogame. Dès qu’ils atteignent leur maturité sexuelle, ils se mettent à la recherche d’un compagnon avec qui ils resteront en couple, sur un territoire donné. Les couples de dik-diks une fois formés le restent pour toute la vie des individus. Certaines légendes africaines racontent que lorsque l’un des membres de ce couple meurt, l’autre mourra de chagrin.

Venez dès aujourd’hui rencontrer ces animaux fantastiques, visibles pour la première fois au ZooParc de Beauval !

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