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Centre d’Études, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins : les raisons de la décision de Beauval

Décision de Beauval sur le projet des dauphins

Après plusieurs mois d’études, d’expertises et de concertation, le ZooParc de Beauval a pris la décision de ne pas poursuivre son projet de Centre d’Études, de Recherche Scientifique et de Sauvegarde pour Dauphins (CERSSD).

Le message de Rodolphe Delord

Afin d’expliquer cette décision en toute transparence, Rodolphe Delord, PDG du ZooParc de Beauval, s’adresse directement à vous dans cette vidéo.

Plusieurs mois d’études et d’expertises

Sollicité par l’État depuis l’été 2025 pour étudier une solution d’accueil destinée aux dauphins concernés par la fermeture du Marineland d’Antibes, le ZooParc de Beauval a mobilisé, pendant plusieurs mois, ses équipes aux côtés d’ingénieurs, d’architectes, de scientifiques, de vétérinaires et des services de l’État.

Ensemble, ils ont analysé toutes les dimensions du projet : les besoins des animaux, les installations, les enjeux scientifiques, les contraintes techniques, les impacts environnementaux, ainsi que les investissements et les coûts de fonctionnement. Plus d’un million et demi d’euros ont déjà été consacrés aux études, aux expertises et à la conception d’un projet ambitieux, pensé dans les moindres détails pour offrir aux dauphins un cadre de vie répondant aux plus hautes exigences en matière de bien-être animal.

Le projet s’inscrivait également dans une démarche de concertation avec les associations de protection animale. Une charte d’engagement avait été élaborée avec Sea Shepherd France et les services de l’État afin de garantir les plus hauts standards en matière de bien-être animal. Dans le même temps, plus de 500 associations et organisations espagnoles s’étaient opposées au transfert des dauphins vers des delphinariums espagnols, soulignant la nécessité de trouver une solution alternative.

Une décision prise avec responsabilité

À l’issue de ce travail, le ZooParc de Beauval estime que les conditions ne sont plus réunies pour mener à bien un projet de cette ampleur. Les nombreux recours engagés contre le projet font peser une incertitude juridique persistante, incompatible avec un investissement de 45 millions d’euros et les engagements à long terme qu’implique l’accueil de ces animaux. Dans ce contexte, les partenaires financiers ne peuvent s’engager tant que l’ensemble des recours n’a pas été définitivement purgé.

« Lorsqu’il est question du bien-être animal, notre responsabilité est d’étudier toutes les solutions possibles avec sérieux. C’est exactement ce que nous avons fait. Aujourd’hui, parce que nous sommes responsables, nous avons le devoir de dire non à ce projet », explique Rodolphe Delord, PDG du ZooParc de Beauval.

Cette décision est l’aboutissement de plusieurs mois d’analyses et de réflexion. Elle ne remet pas en cause les convictions qui ont guidé le projet depuis son origine : rechercher, avec responsabilité, une solution durable dans l’intérêt des animaux.

Nous espérons désormais que chacun prendra ses responsabilités afin qu’une solution concrète, durable et respectueuse du bien-être de ces animaux puisse être trouvée.

À ce jour, Beauval était le seul projet permettant de les accueillir en France. Aucune solution concrète, immédiatement opérationnelle, répondant aux mêmes exigences en matière de bien-être animal et garantissant un financement pérenne sur plusieurs décennies n’a été présentée.

Un engagement qui demeure intact

Le ZooParc de Beauval poursuit pleinement sa mission en faveur du bien-être animal, de la conservation des espèces, de la recherche scientifique et de la sensibilisation du public. Fidèle à cette ambition, il continue de porter de nombreux projets qui témoigneront, dans les prochains mois, de son engagement en faveur de la biodiversité.

Depuis plus de 45 ans, ces engagements guident chacune de ses actions, en France comme à l’international, à travers de nombreux programmes de conservation, des projets scientifiques et des initiatives ambitieuses au service de la protection de la biodiversité.

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