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Journée mondiale de la girafe : un emblème de la savane à protéger

Journée mondiale de la girafe 2026

Le 21 juin, c’est chaque année la Journée mondiale des girafes. Et cette date n’a pas été choisie au hasard : quoi de mieux, pour célébrer l’animal terrestre le plus grand, que la journée la plus longue de l’année ?

Au-delà de célébrer cet animal emblématique, cet évènement a pour objectif de mettre en lumière les nombreuses menaces qui pèsent sur les girafes et l’importance de les protéger. Il a été créé en 2014 par The Giraffe Conservation Foundation (GCF), une organisation soutenue par notre association Beauval Nature.

Je viens voir les girafes

Les girafes : quatre espèces différentes

Si jusqu’à présent, on pensait que la girafe appartenait à une seule espèce, pour neuf sous-espèces différentes, c’était sans compter les dernières études génétiques.

En effet, celles-ci ont permis d’affirmer l’existence de quatre espèces distinctes :

  • La girafe du Nord, qui se caractérise par de grandes taches brunes entourées de zones crème et par l’absence de marques sur le bas des pattes. Les trois sous-espèces (girafe du Kordofan, girafe de Nubie et girafe du Niger) évoluent en Afrique de l’Ouest, centrale et orientale.
  • La girafe du Sud, qui présente de larges taches irrégulières aux contours dentelés, dont la coloration varie selon les régions. Les deux sous-espèces (girafe d’Angola et girafe du Cap) arpentent les savanes d’Afrique australe.
  • La girafe Masaï, qui possède un pelage plus sombre que les autres espèces, avec de grandes taches aux contours très découpés rappelant des feuilles de vigne. Les deux sous-espèces (girafe de Rhodésie et girafe Masaï) vivent principalement au Kenya et en Tanzanie.
  • La girafe réticulée, qui est reconnaissable à son réseau très net de fines lignes blanches séparant de grandes taches brun-orangé polygonales. Elle fréquente surtout les régions arides du nord du Kenya ainsi que certaines zones d’Éthiopie et de Somalie. C’est d’ailleurs cette espèce que vous pouvez observer à Beauval.

Cette découverte scientifique n’est pas anodine : elle est même majeure pour la conservation des girafes. En effet, cette distinction scientifique permet non seulement de mieux comprendre les différences physiques, écologiques et comportementales entre les différentes populations, mais elle aide surtout à évaluer le statut de conservation de chacune d’entre elles et d’adapter les mesures de protection à leurs besoins.

Journée mondiale girafe 2026

Venez voir nos girafes réticulées dans la Savane Africaine

La revanche des girafes réticulées

La girafe réticulée est classée « En danger » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

La conversion de son habitat en terres agricoles, en infrastructures et le développement urbain ont contribué à morceler son territoire, qui est de plus en plus sujet aux sécheresses et aux épisodes de forte pluie inhabituels du fait du changement climatique. Les girafes réticulées sont aussi chassées pour leur viande : elles sont parfois consommées par les populations locales, en raison de la grande quantité de nourriture qu’elles fournissent. D’autre part, elles sont également prisées pour leur peau ou leurs poils de queue, ces derniers pouvant être utilisés comme fil à coudre, chasse-mouche, bracelets ou talismans.

Mais tout n’est pas perdu : si entre 1990 et 2017, la population de la girafe réticulée a chuté de 56 %, celle-ci est de nouveau en augmentation. Estimée à 11 408 individus matures en 2017, elle en compterait désormais plus de 20 000. C’est notamment grâce aux actions de conservation menées conjointement par les parcs zoologiques et les associations qui œuvrent sur le terrain que ce retour est possible et que nous pouvons espérer que ces populations continuent de se développer.

Beauval Nature et la préservation des girafes

Notre association Beauval Nature participe activement à la sauvegarde des girafes en soutenant la Giraffe Conservation Foundation. Au travers de son programme de conservation, cet organisme remplit différentes missions.

  • Participation active à l’identification des espèces et sous-espèces de girafes au travers de différentes études génétiques ; celles-ci permettent également de mieux connaître leur répartition et de déterminer leur statut de protection.
  • Équipement de certaines girafes d’Angola de colliers GPS pour mieux comprendre leurs dynamiques sociales et leur écologie spatiale.
  • Lorsque c’est nécessaire, transfert de girafes dans des zones où elles se font rares pour augmenter leur aire de répartition.

En savoir plus sur le programme

Vous aussi, vous pouvez d’ailleurs participer à la préservation des girafes. En voyage, ne pas acheter de souvenirs ou d’objets fabriqués à partir d’animaux comme les girafes permet de ne pas soutenir le braconnage et de limiter son impact.

Et si vous souhaitez faire plus, vous pouvez choisir de parrainer le groupe de girafes réticulées du ZooParc : l’opportunité de tisser un lien unique avec elles, tout en soutenant concrètement leur conservation.

Je parraine les girafes

Journée mondiale girafe 2026

Tissaïa, l’une des jeunes femelles présente à Beauval

6 femelles à observer à Beauval, dont 3 jeunes

Parrainer le groupe de girafes réticulées du ZooParc, c’est parrainer six femelles aux caractéristiques différentes :

  • Chloë, née le 20 mars 2013 au Zoo de Rotterdam (Pays-Bas). C’est la plus grande de toutes.
  • Binti, née le 2 février 2012 au zoo d’Odense (Danemark). On la reconnait aux extrémités de ses ossicônes, les bosses osseuses qui se trouvent sur sa tête, puisque celles-ci sont particulièrement rapprochées.
  • Baya, née le 12 mars 2013 au Zoo de Karlsruhe (Allemagne). Son pelage est nettement différent de celui des autres, avec des traits plus fins entre ses tâches.
  • Sofy, jeune femelle née au ZooParc le 20 septembre 2023…
  • … et Tissaïa, née au ZooParc quelques jours après, le 1er octobre 2023.
  • Mia, la petite dernière du groupe, née au ZooParc le 6 juillet 2025.

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