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Préserver les espèces menacées : un engagement quotidien au ZooParc de Beauval

asu tigre

Plus de 48 600 espèces sont aujourd’hui menacées d’extinction selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), soit près d’un tiers du vivant évalué. Et ce chiffre englobe les espèces animales, mais pas seulement. Face à l’urgence de cette situation, le ZooParc de Beauval et son association Beauval Nature se mobilisent…

À l’occasion de cette Journée mondiale des espèces menacées, nous vous invitons à découvrir chacune de leurs actions quotidiennes.

Une espèce menacée, c’est quoi exactement ?  

Concrètement, qu’est-ce qui indique que certaines espèces sont plus en danger que d’autres ? C’est le travail mené par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), qui a établi en 1964 la Liste Rouge des Espèces Menacées. Cet outil incontournable est devenu un indicateur de référence, qui permet de connaître l’état de conservation des espèces animales et végétales à travers le monde.

Chaque espèce ou sous-espèce se voit attribuer un statut de conservation, en fonction de trois critères principaux : la taille de sa population, son taux de déclin et la taille de son aire de répartition géographique.  

9 catégories différentes existent : 

  • Éteinte (EX), lorsque les dernières recherches menées sur l’ensemble de l’aire de répartition historique d’une espèce n’ont permis de recenser aucun individu.  
  • Éteinte à l’état sauvage (EW), quand les dernières recherches montrent que l’espèce n’évolue qu’en dehors de son aire de répartition historique. C’est notamment le cas de la tourterelle de Socorro, que vous pouvez observer au ZooParc de Beauval dans la Rotonde des Perroquets 
  • En danger critique (CR), lorsque l’espèce est exposée à un risque d’extinction très élevé, par exemple si sa population a subi une diminution d’au moins 90 % sur les 3 dernières générations.  C’est le cas par exemple de l’orang-outan de Bornéo ou du tigre de Sumatra 
  • En danger (EN), quand l’espèce est exposée à un risque d’extinction élevé, par exemple si ses populations ont chuté d’au moins 70 % sur les 3 dernières générations. On peut citer pour exemples le singe doré ou le panda roux 
  • Vulnérable (VU), si l’espèce fait face à un risque élevé d’extinction à moyen terme, à cause de la fragmentation de son habitat et de la diminution d’au moins 50 % des populations sur les dernières générations. Parmi les espèces concernées, on peut citer le panda géant ou le varan de Komodo 
  • Quasi menacée (NT), quand l’espèce s’expose à un risque de menaces si les pressions actuelles se maintiennent. C’est le cas du gypaète barbu et du rhinocéros blanc du Sud 
  • Préoccupation mineure (LC), dans le cas où l’espèce ne présente pas de risque d’extinction à court terme, à l’image du wombat commun ou de l’otarie de Californie 
  • Données insuffisantes (DD), lorsque les informations disponibles au sujet de l’espèce sont insuffisantes pour évaluer son risque d’extinction.  
  • Non évaluée (NE), pour les espèces n’ayant pas encore été évaluées.  

Ce statut est d’ailleurs indiqué sur chacun des panneaux pédagogiques présentant toutes les espèces du ZooParc, une première étape clé pour sensibiliser le public aux menaces qui pèsent sur elles. Mais concrètement, quelles sont les actions menées par le ZooParc de Beauval et Beauval Nature pour participer à la conservation de ces espèces menacées ?  

tourterelle de socorro

tourterelle de socorro

La conservation ex situ, une mission essentielle au ZooParc 

La conservation repose sur deux approches complémentaires : d’une part, la conservation ex situ, qui se déroule en dehors du milieu naturel des animaux et notamment au ZooParc de Beauval.  

C’est dans ce cadre que nous présentons 800 espèces animales différentes : chaque pensionnaire du ZooParc devient un ambassadeur à part entière de la conservation des espèces menacées, et nous permet de mieux sensibiliser notre public aux menaces qui pèsent sur leurs cousins sauvages. Séduit par la beauté du monde animal, chaque visiteur a l’opportunité de découvrir les dangers menaçant les écosystèmes et les actions menées pour les protéger.  

D’ailleurs, certaines espèces aux populations particulièrement fragiles bénéficient de programmes ex situ de l’EAZA, conçus pour faciliter la gestion des individus présentés à l’échelle européenne. En effet, chaque transfert d’animaux n’est pas pensé au hasard : le but est bien de favoriser le brassage génétique, pour éviter toute consanguinité et conserver des populations saines. Certains individus nés au ZooParc peuvent ensuite être réintroduits dans leur milieu naturel : gorilles des plaines de l’Ouest, gypaète barbu, langurs de Java, condor des Andes et même escargots des îles Désertas… Car toutes les espèces, des plus petites aux plus grandes, des plus mythiques aux plus méconnues, méritent d’être protégées. Cet engagement, porté quotidiennement par les équipes du ZooParc de Beauval, est d’ailleurs partagé par celles de l’association Beauval Nature, qui œuvrent pour soutenir des initiatives de conservation in situ aux quatre coins du globe.  

 

La conservation in situ, au cœur des activités de Beauval Nature 

La conservation ex situ est étroitement liée aux initiatives in situ, qui prennent la forme d’actions menées au sein des habitats naturels des espèces. Fondée en 2009, l’association Beauval Nature apporte son soutien à de multiples projets in situ. Parmi les plus incontournables, on peut notamment citer : 

  • Le programme HELP Congo, qui œuvre à la protection des animaux vivant au sein du parc national de Conkouati-Douli : éléphants, gorilles, chimpanzés, lamantins… 
  • Le projet ElefantAsia, mené par le Dr Gilles Maurer, chercheur à Beauval Nature, qui vise à mieux comprendre la coexistence entre les éléphants d’Asie et les populations locales.  

Ce n’est qu’un bref échantillon des actions soutenues par Beauval Nature : sur tous les continents, l’association s’engage pour participer à la préservation d’espèces et d’écosystèmes variés qui, toutes et tous, méritent notre attention.  

Parce qu’au final, conservation in-situ et ex-situ ne forment qu’un : c’est ce qu’on appelle le “One Plan Approach”, une méthode qui a pour objectif de réunir tous les acteurs de la conservation autour d’une seule et même stratégie. Les populations sauvages et celles en parcs ne sont ainsi plus gérées séparément, mais considérées comme un seul et même patrimoine vivant à préserver. 

En savoir plus sur Beauval Nature

Les végétaux, une autre part du vivant à préserver 

Les engagements du ZooParc de Beauval et de Beauval Nature ne s’arrêtent pas à la faune : la flore, tout aussi menacée, est également concernée par plusieurs actions de conservation.  

Dans les allées du ZooParc, vous pouvez observer certaines variétés de plantes et d’arbres menacées dans le monde : c’est le cas notamment du séquoia géant, cet arbre emblématique planté au XIXème siècle à proximité de ce qui sera un siècle plus tard la Serre Tropicale des Oiseaux. Son espèce, présente aux États-Unis, est classée “En danger” sur la Liste Rouge de l’UICN, en partie à cause des nombreux incendies qui ravagent les forêts.

D’autre part, Beauval Nature s’engage pour la protection des végétaux grâce à différents programmes, menés pour préserver ou réhabiliter certains écosystèmes. L’un d’entre eux est d’ailleurs spécialement dédié aux népenthès, des plantes carnivores menacées que l’on trouve en Indonésie.

En savoir plus sur la conservation des népenthès

 

Et vous, que pouvez-vous faire ?  

Visiter le ZooParc de Beauval, c’est déjà prendre part à cette initiative collective en faveur de la préservation des espèces menacées. Les parcs zoologiques constituent en effet le 3e financeur de la conservation, notamment grâce aux fonds récoltés à la suite de vos visites : chaque année, le ZooParc de Beauval reverse d’ailleurs 1 % de son chiffre d’affaires à Beauval Nature.

Mais si vous souhaitez aller plus loin et soutenir encore nos différentes actions, vous pouvez choisir de faire un don à notre association Beauval Nature. Ce don peut également prendre la forme du parrainage d’un animal ou d’un groupe d’animaux présenté au ZooParc : l’occasion de créer un lien unique avec votre espèce préférée, tout en vous impliquant pour la biodiversité.  

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