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Journée mondiale des perroquets : découvrez les secrets de ces oiseaux emblématiques

Journée mondiale des perroquets Beauval 2026

Perroquets : c’est un mot qui englobe bien plus d’espèces qu’il n’y paraît. On les retrouve tous dans un ordre, les Psittaciformes, et on peut citer parmi eux les aras, les amazones, les perruches, les cacatoès et les loris, entre autres.

Mais derrière leurs mille couleurs, ces oiseaux incontournables n’en sont pas moins menacés. À l’occasion de la Journée mondiale des perroquets, mise en place en 2004 par le World Parrot Trust, nous vous proposons de (re)découvrir leur diversité, leurs particularités… et les actions mises en place pour les protéger.

Je viens voir les perroquets

Les Psittaciformes : une diversité d’oiseaux aux quatre coins de l’hémisphère sud

Ce sont plus de 400 espèces d’oiseaux que l’on peut aujourd’hui classer parmi les Psittaciformes. Leurs caractéristiques communes ? Un bec crochu et des pattes zygodactyles… ce qui signifie que chacune d’entre elles est composée de deux doigts tournés vers l’avant, et deux vers l’arrière.

Au cours de votre visite à Beauval, vous pourrez découvrir près d’une quarantaine d’espèces appartenant à cet ordre. Parmi elles, l’ara hyacinthe, qui est justement mis à l’honneur par le World Parrot Trust à l’occasion de cette journée mondiale. Connu comme étant le plus grand des perroquets, il est reconnaissable à son plumage bleu uniforme et à quelques zones jaune vif au niveau de sa tête. Néanmoins, les Psittaciformes dans toute leur diversité n’ont pas fini de vous surprendre : partons à la découverte de tous ceux que vous pourrez découvrir au ZooParc, au cœur de la Rotonde des Perroquets, ou bien au cours de notre expérience immersive Les Maîtres des Airs !

Journée mondiale des perroquets Beauval 2026

Ara à gorge bleue

Les aras

Les aras sont probablement les plus reconnaissables des perroquets. Répartis en 17 espèces différentes, ils évoluent tous sur le continent américain et peuvent mesurer jusqu’à un mètre ! Au ZooParc, outre l’ara hyacinthe, vous pourrez observer :

  • L’ara macao (Ara macao), presque entièrement rouge avec des teintes jaunes, vertes et bleues ;
  • L’ara chloroptère (Ara chloropterus), similaire à l’ara rouge, mais sans les plumes jaunes ;
  • L’ara ararauna (Ara ararauna), reconnaissable à ses plumes bleues, vertes et jaunes ;
  • L’ara à gorge bleue (Ara glaucogularis), semblable à l’ara bleu et jaune, avec le dessus de la tête et les joues entièrement bleus ;
  • L’ara de Buffon (Ara ambiguus), principalement vert avec une bande rouge sur le front ;
  • L’ara de Lafresnaye (Ara rubrogenys), vert avec des touches de rouge orangé et de bleu azur ;
  • L’ara de Coulon (Primolius couloni), vert-olive avec la tête bleue et une étroite bande noire sur le front.

Les amazones

Les amazones sont reconnaissables à leurs plumages verts ; d’une taille de 45 centimètres en moyenne, elles évoluent également sur le continent américain. Lors de votre visite au ZooParc de Beauval, vous pourrez découvrir :

  • L’amazone à joues vertes (Amazona viridigenalis) ;
  • L’amazone de Cuba (Amazona leucocephala) ;
  • L’amazone à joues bleues (Amazona brasiliensis) ;
  • L’amazone à épaulettes jaunes (Amazona barbadensis).

Les loriquets et loris

Généralement petits et élancés, les loriquets et loris peuvent mesurer jusqu’à 30 centimètres en moyenne. Se nourrissant essentiellement d’une alimentation à base de nectar, on les retrouve en Asie du Sud-Est et en Océanie. Voici les espèces que vous pourrez observer à Beauval :

  • Le loriquet à col rouge (Trichoglossus rubritorquis) ;
  • Le loriquet arc-en-ciel (Trichoglossus moluccanus) ;
  • Le lori coquet (Charmosyna placentis) ;
  • Le lori papou (Charmosyna papou) ;
  • Le lori des dames (Lorius domicella).
Journée mondiale perroquets Beauval 2026

Loriquet arc-en-ciel

Les perruches et conures

Les termes perruches et conures regroupent une grande diversité d’espèces originaires d’Amérique, d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. Souvent plus fines et élancées que les amazones, elles se nourrissent principalement de graines, de fruits ou de végétaux. Ce sont les espèces suivantes que vous pourrez observer à Beauval :

  • Le coryllis à tête bleue (Loriculus galgulus) ;
  • L’inséparable à joues noires (Agapornis nigrigenis) ;
  • La perruche de Derby (Psittacula derbiana) ;
  • La perruche de Latham (Lathamus discolor) ;
  • La conure de Patagonie (Cyanoliseus patagonus) ;
  • La conure tiriba (Pyrrhura cruentata) ;
  • La conure soleil (Aratinga solstitialis) ;
  • La conure dorée (Guaruba guarouba).

Les cacatoès

Reconnaissables à leurs huppes, les crêtes de plumes qu’ils peuvent dresser sur leur tête, les cacatoès évoluent en Asie du Sud-Est et en Océanie. À Beauval, vous pourrez côtoyer :

  • Le cacatoès noir (Probosciger aterrimus) ;
  • Le cacatoès rosalbin (Eolophus roseicapilla) ;
  • Le cacatoès de Banks (Calyptorhynchus banksii) ;
  • Le cacatoès de Leadbeater (Cacatua leadbeateri) ;
  • Le cacatoès à huppe jaune (Cacatua galerita triton) ;
  • Le cacatoès à huppe orange (Cacatua citrinocristata).
Journée mondiale perroquets Beauval 2026

cacatoès de Banks

Les autres perroquets

Certaines espèces présentées au ZooParc de Beauval appartiennent à des groupes bien particuliers, difficiles à rattacher aux grandes familles de perroquets comme les aras, amazones ou perruches. Souvent uniques en leur genre, elles possèdent des caractéristiques très spécifiques. C’est le cas du :

  • Perroquet de Pesquet (Psittrichas fulgidus), reconnaissable à la grande partie de sa tête dépourvue de plumes, qui lui donne l’allure d’un vautour. Cette particularité lui permet de ne pas salir ses plumes lorsqu’il consomme des fruits.
  • Perroquet gris du Gabon (Psittacus erithacus), très connu pour sa capacité particulière à imiter les voix humaines. Dans son milieu naturel, une étude a montré qu’il pouvait imiter neuf espèces d’oiseaux différentes et une espèce de chauves-souris.
  • Caïque maïpouri (Pionites melanocephalus), un petit perroquet réputé pour son comportement particulièrement joueur et énergique. Contrairement aux conures, plus aériennes et élancées, les caïques se déplacent souvent en sautillant de branche en branche et passent beaucoup de temps à grimper à l’aide de leur bec.
  • Papegeai maillé (Deroptyus accipitrinus), reconnaissable aux plumes qui entourent sa tête, qui peuvent se hérisser pour former une impressionnante collerette lors des parades ou pour défendre son territoire.
  • Kéa (Nestor notabilis), qui évolue dans les montagnes de l’île du Sud en Nouvelle-Zélande. Surnommé « clown des montagnes », il est très curieux et examine tout ce qui lui tombe sous le bec : il peut d’ailleurs démonter essuie‑glaces et rétroviseurs en un temps record !
  • Grand eclectus (Eclectus roratus), qui présente un des dimorphismes sexuels les plus spectaculaires chez les perroquets. En un coup d’œil, il est en effet possible de différencier mâle et femelle : le premier a un plumage principalement vert, tandis que celui de la seconde est surtout rouge vif.
  • Grand Vaza (Coracopsis vasa), un perroquet originaire de Madagascar au comportement reproducteur très atypique. Fait rare chez les oiseaux, le mâle développe en effet un organe copulateur externe durant la période de reproduction !

Des ambassadeurs des tropiques à protéger

Les perroquets sont sans conteste les plus incontournables des oiseaux tropicaux de notre planète. Pourtant, ils sont aujourd’hui en danger : la déforestation, mais aussi le trafic des espèces menacées, sont les principaux facteurs qui fragilisent les populations de ces différents oiseaux.

D’ailleurs, si les perroquets sont des animaux de compagnie très convoités, ils font aussi partie des plus abandonnés. Leur longévité exceptionnelle (certains aras peuvent vivre plus de 80 ans) et leur caractère bruyant et joueur en font des compagnons de vie parfois difficiles, qui ont des besoins spécifiques que leurs propriétaires ne peuvent pas toujours garantir.

Dans ce contexte, ce sont les perroquets gris du Gabon qui constituent les plus populaires de ces animaux de compagnie. Entre 1982 et 2001, plus d’1,3 million d’individus sauvages ont été capturés pour entrer sur le marché international, 30 à 66 % d’entre eux étant d’ailleurs décédés avant d’y arriver. Depuis, ces exportations ont été réduites grâce aux restrictions mises en place mais également en raison de la diminution des populations.

Journée mondiale perroquets Beauval 2026

Nestor kéa

Pour œuvrer à la préservation de ces espèces incontournables, le ZooParc de Beauval et son association Beauval Nature s’engagent. Au sein de nos équipes, Laetitia Latorre, Responsable Sciences, Espèces Animales et Conservation, coordonne le Programme Ex-Situ de l’EAZA du cacatoès noir, tandis que Laure Pelletier, Directrice Zoologique, coordonne celui du cacatoès des Philippines. Concrètement, cela signifie qu’elles supervisent la gestion des populations européennes de ces espèces, afin de favoriser le brassage génétique et la pérennité de ces cacatoès en parcs zoologiques. Les coordinateurs sont soutenus par des équipes de spécialistes, réunies autour d’une espèce ou d’un groupe d’espèces en particulier : ce sont les Taxon Advisory Groups (TAGs). Laure Pelletier est elle-même vice-présidente du TAG dédié aux perroquets !

Mais notre action va au-delà du parc : notre association Beauval Nature soutient activement le programme de conservation des cacatoès des Philippines, mené par la Fondation Katala. Dans ce cadre, les équipes sur le terrain participent au suivi des populations, encouragent la reproduction grâce à la pose de nids artificiels, réhabilitent et relâchent les oiseaux blessés et agissent pour la reforestation, avec plus de 24 000 arbres plantés en 2025, entre autres actions. Les patrouilles ont d’ailleurs parcouru plus de 10 700 km sur cette même année, pour veiller sur ces oiseaux et leur habitat. Aujourd’hui, ce cacatoès parmi les plus menacés de la planète voit ainsi ses effectifs augmenter : un bel espoir pour la conservation des espèces menacées !

En savoir plus sur ce programme de conservation

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