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Naissance d’un bébé okapi à Beauval : découvrez le nouveau-né

Naissance bébé okapi Beauval août 2026

Un bébé okapi est né au ZooParc de Beauval ! Découvrez Quinta et Mambasa, devenus parents pour la première fois, et les premières nouvelles du nouveau-né.

Un bébé okapi est né à Beauval : Quinta et Mambasa parents pour la première fois !

La femelle Quinta et le mâle Mambasa sont devenus parents pour la première fois. Ce jeudi 13 août, à 9h09 précisément, la femelle a donné naissance à son petit sur la plaine des okapis, sous les yeux de plusieurs visiteurs. Mambasa, le père, est lui-même né à Beauval en 2018 : une nouvelle génération voit ainsi le jour au ZooParc. Debout une trentaine de minutes après sa naissance, le nouveau-né a rapidement trouvé les mamelles de sa mère.

D’après les premières observations, il s’agirait d’un mâle, une information qui reste encore à confirmer. Pour son prénom, il faudra encore patienter un peu : les soigneurs prendront le temps de lui choisir un dans les prochains jours. Cette troisième naissance d’un okapi à Beauval porte à cinq le nombre d’individus du groupe.

Une naissance rapide d’okapi sous les yeux des visiteurs

Les premiers signes annonçant la mise-bas sont apparus peu avant 9 h. Quinta se trouvait alors à l’extérieur, en compagnie de Thamani, l’autre jeune femelle du groupe. Un soigneur présent sur place a immédiatement surveillé la situation afin de s’assurer que tout se déroulait normalement.

Quelques minutes plus tard, le petit était né et commençait déjà à bouger. La mise-bas s’est déroulée naturellement, sans intervention des équipes animalières ou vétérinaires. Plusieurs visiteurs présents devant la plaine ont ainsi eu la chance d’assister à cet événement particulièrement rare.

Thamani s’est approchée du nouveau-né pour le sentir. Si cette première rencontre s’est déroulée calmement, les soigneurs ont ensuite préféré la séparer de Quinta afin de laisser la jeune mère et son petit profiter de leurs premiers instants en toute tranquillité.

Quinta, mère pour la première fois

À peine né, le petit a rapidement montré toute sa vitalité. Vers 9 h 45, soit moins d’une heure après sa naissance, il était déjà debout sur ses longues pattes. Quinta l’a immédiatement léché et stimulé, avant de le guider vers ses mamelles. La première tétée a été observée une heure après la naissance.

Primipare, Quinta découvrait pourtant le rôle de mère. Dès les premières minutes, elle s’est montrée calme et attentive envers son petit. « Elle s’est très bien occupée de lui tout de suite après la naissance. Elle l’a léché et l’a dirigé vers les mamelles », raconte Madison, soigneuse animalière au secteur de la Plaine Asiatique depuis près de huit ans.

Le nouveau-né n’a pas été manipulé ni pesé. Comme il se lève, se déplace et tète correctement, les équipes privilégient pour le moment une surveillance à distance afin de laisser la mère et son petit évoluer à leur rythme.

Pour Madison, qui avait connu Mambasa lorsqu’il n’était lui-même âgé que de quelques mois, cette journée restera particulièrement marquante : « On est hyper fiers, hyper contents de ce bébé qui va bien. C’est magnifique à voir. Une naissance d’okapi, c’est une expérience que l’on ne vit pas tous les jours dans la vie d’un soigneur. »

Quinta et son bébé

Quinta et son bébé

La gestation de l’okapi suivie de près par les équipes de Beauval

Le dernier accouplement entre Quinta et Mambasa avait été observé en mai 2025. Quelques mois plus tard, à partir de septembre, les équipes ont pu confirmer la gestation grâce à des dosages hormonaux réalisés chaque semaine à partir d’échantillons de selles de Quinta.

Le petit était initialement attendu en septembre. Il a donc pointé le bout de son museau un peu plus tôt que prévu, tout en restant dans la durée habituelle de gestation de l’espèce.

Chez l’okapi, la gestation dure entre 14 et 16 mois. La femelle donne généralement naissance à un seul petit, pesant une vingtaine de kilos. Comme celui de Quinta, le nouveau-né est généralement capable de se lever une trentaine de minutes après la mise-bas et de téter dans l’heure qui suit.

Bien qu’il puisse déjà se déplacer, un jeune okapi adopte un comportement très discret durant ses premières semaines. Dans son milieu naturel, il reste le plus souvent caché dans la végétation, tandis que sa mère revient régulièrement l’allaiter. Cette stratégie limite les risques d’attirer l’attention des prédateurs.

Le petit commencera à goûter aux végétaux vers l’âge de trois semaines. Son sevrage interviendra entre six mois et un an, mais il faudra attendre ses 3 ans environ pour qu’il atteigne sa taille adulte.

En savoir plus sur l’espèce

Une 3e naissance d’okapi à Beauval et un 5e individu dans le groupe actuel

Jusqu’à cette naissance, le ZooParc de Beauval accueillait quatre okapis : les mâles Bösi et Mambasa ainsi que les femelles Quinta et Thamani. Doyen du groupe, Bösi est né en 2007 au Jardin zoologique de Berlin (Allemagne). Mambasa, lui, est né à Beauval en 2018. Quinta a vu le jour au zoo de Bâle (Suisse) en 2019 et a rejoint Beauval en 2021, tandis que Thamani, née au zoo Wilhelma de Stuttgart (Allemagne) en 2022, est arrivée au ZooParc l’année suivante. Avec l’arrivée du nouveau-né, le groupe compte désormais cinq individus.

Il s’agit de la troisième naissance d’un okapi enregistrée à Beauval. La première, celle de M’Buti, remonte au 27 juin 2013. Cette femelle, partie au zoo de Rotterdam en 2015, était le premier bébé okapi né au ZooParc depuis l’arrivée de l’espèce en 2005.

Puis, le 4 août 2018, Mambasa voyait le jour à son tour. Toujours présent à Beauval, il a grandi sous les yeux des équipes et des visiteurs du ZooParc.

Une nouvelle génération voit donc aujourd’hui le jour à Beauval puisque Mambasa, lui-même né au ZooParc, devient père à son tour.

Quand pourra-t-on voir le bébé okapi ?

Durant les prochains jours, les soigneurs surveilleront attentivement la prise de lait, le transit et le comportement du petit, tout en vérifiant que Quinta continue de s’en occuper convenablement. Cette surveillance sera menée régulièrement au cours de la journée, sans perturber la mère et son nouveau-né.

Les équipes décideront, en fonction de leur comportement et des conditions extérieures, s’ils peuvent rester sur la plaine ou s’il est préférable de les installer dans le bâtiment. Dans les deux cas, le petit pourra être aperçu par les visiteurs, soit à l’extérieur, soit à travers les vitres de la maison des okapis.

Il faudra néanmoins parfois faire preuve de patience : comme tous les jeunes okapis, il pourra passer de longs moments couché, à l’abri des regards.

Les okapis sont visibles au ZooParc de Beauval à proximité des plaines des éléphants. Ils cohabitent harmonieusement avec les céphalophes à dos jaune, une espèce accueillie à Beauval depuis 2022 et présentée dans un seul parc zoologique en France.

Je viens voir les okapis

Quinta, la maman du bébé okapi, est à parrainer

Parmi les femelles du groupe, Quinta est également l’une des ambassadrices de son espèce auprès du public. Née le 30 octobre 2019 au zoo de Bâle, en Suisse, elle est arrivée à Beauval en avril 2021. Les visiteurs peuvent la parrainer en choisissant l’une des différentes formules proposées, à partir de 20 € pour une durée d’un an.

Parrainer Quinta, c’est faire un don à Beauval Nature et contribuer au financement de programmes de protection de la biodiversité. Selon la formule choisie, les parrains reçoivent différentes contreparties, comme une photo et un certificat de parrainage, des nouvelles de Beauval Nature, et même une rencontre avec l’animal parrainé.

Quinta

Quinta

Je parraine Quinta

Beauval Nature agit pour protéger les okapis en République démocratique du Congo

Cette naissance constitue une belle occasion de faire connaître l’okapi et les menaces qui pèsent sur lui. Endémique des forêts tropicales du centre et du nord-est de la République démocratique du Congo, ce proche cousin de la girafe est actuellement classé « En danger » sur la Liste rouge de l’UICN. La perte et la fragmentation de son habitat, la chasse, les exploitations forestières et minières ainsi que l’instabilité politique exercent une forte pression sur les populations sauvages.
Beauval Nature soutient l’Okapi Conservation Project, qui agit dans la Réserve de faune à okapis, au cœur de la forêt d’Ituri. En 2025, le programme a notamment renforcé les moyens de l’Institut congolais pour la conservation de la nature grâce à un réseau de 50 informateurs signalant les activités illégales et au déploiement de pièges photographiques.

Le projet implique également les communautés locales. Des formations en agroforesterie sont proposées aux agriculteurs, tandis que l’initiative MARFO accompagne près de 300 femmes. Des messages de conservation ont aussi été diffusés sur 8 radios communautaires, et 700 étudiants ont été sensibilisés dans trois universités.

Chaque nouvelle naissance permet ainsi d’attirer l’attention sur cet animal emblématique et sur les actions indispensables à la protection de son habitat.

En savoir sur le programme soutenu par Beauval Nature

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